30 janvier 2008
Aventures à la ferme
Après le poulailler, voici quelques nouvelles de la ferme où nous nous approvisionnons quotidiennement en lait. L'étable étant déjà fermée, pas de photos des belles Prim'Holstein, vaches laitières par excellence (chacune d'entre elle produit de 30 à 35 l de lait par jour). Par contre, nous avons encore pu voir les deux veaux nés hier. Mr Tintin, 7 ans, futur agriculteur, n'a pas pu résister à s'aventurer dans l'enclos sous l'oeil bienveillant du fermier. A sa grande joie, un petit veau est venu lui téter les doigts.
On reconnaît là le veau qui n'a que quelques heures... il est encore tout ébouriffé !
29 janvier 2008
Poulailler J+2
Ca y est, j'ai repris du service ! Voilà une des occupations de mes heures perdues : le poulailler. Oui, mais pas n'importe lequel, un poulailler d'élevage certes, mais de poulets Label Rouge, bien loin de la production industrielle de petits poulets entassés dans des conditions hélas souvent déplorables.
Les conditions d'élevage des volailles Label Rouge suivent un cahier des charges très stricte. Elles sont issues de souches à croissance lente. Elles bénéficient d'une alimentation strictement végétale et minérale composée d'un minimum de 75 % de céréales. Elles ont de l'espace, à l'intérieur (presque 2 000 m2) sur une litière de paille comme à l'extérieur (1 hectare) sur un parcours herbeux, et pourront devront sortir en plein air après 42 jours d'élevage (si la grippe aviaire veut bien nous laisser du répit). Et le consommateur doit savoir que même pour les poulets fermiers ou bio, les densités de production sont souvent importantes, contrairement à ce que l'on pourrait croire. L’abattage a lieu après 12 semaines, entre 82 et 86 jours, soit après une durée d'élevage deux fois plus longue que celle des poulets standards, abattus à 6 ou 7 semaines (souvent 41 ou 42 jours). Les contrôles vétérinaires et des organismes certificateurs sont draconiens. Ces conditions strictes offrent une garantie de traçabilité (chaque poussin, dès sa naissance, est identifié par un "certificat d'origine", mentionnant les coordonnées de l'éleveur, l'alimentation absorbée par la volaille, le jour et le lieu d'abattage) et du respect de la santé de la volaille (la qualité de l'alimentation, la qualité de l'eau et de l'air dans le bâtiment, la qualité de la litière, le respect des règles d'hygiène, l’accès au plein air, un environnement adapté à la densité d’élevage, les pratiques d’élevage et du respect du comportement animal, la réduction des opérations entraînant pour les animaux des états de stress, la tenue du registre d'élevage,...).
Juste en passant, récemment, le propriétaire d'un magasin bio s'est intéressé à l'élevage, parce qu'ormis l'alimentation non bio, les poulets réunissaient toutes les qualités requises ! Je n'étais pas peu fière de voir que les conditions proposées par l'éleveur et mes bons soins étaient reconnus !
Oui, on peut encore nourrir l’humanité avec … humanité.
Après 3 semaines de vide sanitaire, les premiers poussins ont été livrés hier, à peine éclos. Les prochains arriveront jeudi, et ainsi le poulailler comptera 8 800 têtes. C'est impressionnant, je le sais ! Mais si vous avez lu ce qui précède, nos poulets sont élevés dans des conditions optimales pour leur bien-être.
Instants magiques... J'aime ces moments-là, quand j'entre dans le poulailler, dans la douce chaleur qui règne, dans l'odeur de la paille fraîche (ben oui, un poulailler bien entretenu ne pue pas !!!), au milieu de tous ces piou-piou...
Allez, je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, voilà mes nouveaux bébés. Un comble pour la mère-poule que je suis, de me retrouver avec une progéniture d'une telle importance.
Pour l'instant, ils ont encore tendance à "s'entasser" pour trouver la chaleur, malgré les radians qui procurent une température de 30°C. Au fond,on devine un abreuvoir (blanc) qui sert au démarrage parce que le rebord est moins haut et qui sera enlevé par la suite, plus en avant un autre type d'abreuvoir en forme de cloche, dans lequel je retrouve parfois des poussins en train de prendre le bain... et à gauche une mangeoire, provisoire aussi, en complément des mangeoires de la chaîne qu'on ne voit pas ici.
En zoomant un peu, une photo plus claire...
Melle Lili, mère-poule n°2...
Et mon boulot dans tout çà ? Tous les jours, durant une heure, je m'occupe de nettoyer les abreuvoirs, d'entretenir la litière, de vérifier la température et l'aération, d'ouvrir les trappes quand la période de sortie est venue, de vérifier l'alimentation, de ramasser les poussins ayant hélas rendus l'âme quand il y en a (heureusement, c'est rare), de tenir le registre d'élevage, de nettoyer les abords. Voilà quelle sera ma mission quotidienne pendant 3 mois, avant de pouvoir à nouveau déguster un bon poulet "que je sais d'où qu'il vient". Avant l'abattage, nous prélèverons quelques poules qui iront rejoindre la ferme et pondre des bons gros oeufs pour faire mes pâtisseries.
A bientôt, pour mes prochaines aventures chez Chicken Little, ainsi vous pourrez suivre toute l'évolution...
Grrrr !
Pourquoi est -ce que j'ai mal aux dents quand je revient du dentiste, alors que je ne sentais rien avant d'y aller ?????????????
Pfff, je n'ai pas encore trouvé de remède naturel contre les caries sauf... évidemment... manger moins de sucreries !
Je saute sur l'occasion pour vous présenter ce livre de l'Ecole des Loisirs destiné aux enfants. Curieux hasard, Melle Lili, 4 ans, l'a choisi aujourd'hui dans la bibliothèque de l'école.
28 janvier 2008
Crépuscule...
Les phénomènes de la nature dans toute leur splendeur... ou le somptueux spectacle que nous offre le ciel tous les soirs depuis quelques jours...
Hier soir à 17 h 25, depuis la maison...
... hier soir, à 17 h 45, sur la route de Zehnacker...
... ce soir, à 17 h 35, depuis la maison.
Quand j'étais petite fille et que le ciel se teintait de rose ou de rouge au couchant, ma maman nous racontait "S'Christkindel bacht Bredle" ou "D'Angele bache Bredle"...
... l'Enfant-Jésus ou les anges cuisent des petits gâteaux.
Décoction aux noix de lavage
Il fallait bien que je me jette à l'eau. Après en avoir tant entendu parler, et après avoir précieusement conservé mes noix de lavage "épuisées" (après utilisation dans le lave-linge et lises à sécher) plutôt que de les jeter sur le compost, j'ai confectionné ma première décoction aux noix de lavage.
D'après mes lectures, cette décoction a des usages multiples :
- comme shampooing.
- on peut l'utiliser sans danger sur les animaux, pour ses vertus insecticides.
- comme produit phytosanitaire en arrosant ou pulvérisant avec une décoction peu concentrée toutes les plantes, d'intérieur comme d'extérieur, ou encore en badigeonnant le tronc des arbres fruitiers. La Saponine lutte biologiquement contre des pucerons de la même manière qu’en milieu naturel, le sapindus produisant précisément dans ce but la saponine. Elle combat efficacement et biologiquement les organismes nuisibles sans nuire à la plante et sans empoisonner le jardin.
- dans le lave-vaisselle.
- comme nettoyant universel dans la maison.
- comme liquide vaisselle.
Les recettes variant d'un blog ou d'un site à l'autre, je me suis fiée à ma seule intuition. J'ai donc pris un pot de 250 ml rempli de noix de lavage sèches (ne me demandez pas la quantité exacte !) que j'ai enveloppées dans un linge fermé par de la ficelle. J'ai mis le tout dans une casserole et j'ai complètement recouvert d'eau. J'ai mis à chauffer puis laissé bouillir 5 minutes. J'ai laissé refoidir. J'ai renouvelé cette opération 3 fois, pour obtenir un liquide brunâtre légèrement visqueux. L'odeur ? Que dire... ça ne sent pas la rose, mais quelque chose de végétal, pas mauvais en tout cas comme j'ai pu le lire à plusieurs reprises. Le produit ne se conservant qu'une dizaine de jours, j'ai ajouté quelques gouttes d'EPP (extrait de pépins de pamplemousse) pour la conservation, et par précaution, je le conserve tout de même au réfrigérateur. Je n'ai pas ajouté d'HE pour le moment. Je vais d'abord répartir la décoction dans divers flacons pour tester différents usages.
Premier test : j'ai utilisé la décoction pour nettoyer mon plan de cuisson (cuisinière à gaz en inox) après la préparation du déjeuner, donc carrément pas propre, avec pas mal d'éclaboussures grasses. Alors, curieux ?????......... Le résultat est nickel !!!! Une giclée de produit (l'équivalent d'une cuillère à soupe), une éponge imprégnée d'eau chaude, frotti-frotta, ça mousse un tout petit peu, rinçage à l'eau chaude, séchage au torchon, et c'est impec.
Prochaines applications à suivre...
Note du 20/01/08 :
La décoction en l'état ne se conserve vraiment pas longtemps. J'en avais transvasé une partie dans un flacon dans le but de la tester comme shampooing, sans ajout d'EPP et sans la conserver au frais. Résultat....... ça puuuuue !!! Et ça commence à moisir ! L'autre préparation est toujours stable.
Les noix de lavage
La noix de lavage est le fruit du sapindus mukorossi que l'on trouve dans toutes les régions tempérées chaudes et tropicales de la planète, en particulier en Asie. Il en existe plusieurs espèces, et je ne retiendrai donc que celle qui nous intéresse.
Les arbres donnent leurs premières noix au bout de 5 à 10 ans et la récolte s'étale ensuite annuellement sur 75 ans. Elle se fait en septembre/octobre. Le rendement (ainsi que la concentration en saponines) est fonction de l'âge de l'arbre et des conditions édaphoclimatiques (richesse du sol, climat, etc.) En général, 100 à 1500 kg de noix/arbre/an. Très collantes et de couleur jaune, les noix sont ensuite mises à sécher. Elles prennent alors une couleur brune et deviennent beaucoup moins collantes. Elles sont ensuite coupées en 2 et dénoyautées manuellement. La noix est conservée et peut être plantée. On l'utilise aussi pour faire des bijoux (collier, bracelet).
Tous les sapindus sont des arbres à savon. Les deux espèces principales fournissant les noix de lavage que l'on trouve dans nos magasins sont asiatiques (Inde et Népal principalement): le Sapindus mukorossi (grosses noix) et le Sapindus trifoliatus (petites noix). Important : notez que les petites noix du Sapindus trifoliatus sont moins efficaces que celles du Sapindus mukorossi !!!
Sapindus (image Google)
Les fruits du sapindus sont riches en saponine, un détergent naturel antibactérien et qui protège le noyau, Contrairement aux idées reçues c'est le noyau qui est toxique et non la saponine du Sapindus mukorossi. Selon le type de sapindus cela peut les rendre toxiques en cas d'ingestion, et peuvent provoquer des réactions allergiques comme l'urticaire chez certaines personnes en cas de contact avec la peau. Le Sapindus Mukorossi, ou l'arbre à savon, qui pousse en Inde et plus particulièrement dans les contreforts de l'Himalaya, est utilisé comme détergent par les indiens. Le Sapindus Mukorossi n'est pas toxique et est utilisé en médecine Ayurvédique pour guérir les maladies de la peau (cf. Encyclopédie botanique). L'efficacité réelle des noix de lavage est souvent contesté, mais dans la pratique, plus d'1 milliard d'indiens lavent encore à ce jour avec la noix de lavage ! Imaginez que depuis des siècles, les noix de lavage indiennes sont utilisées pour la lessive domestique mais aussi par l'industrie de la laine, de la soie et la joaillerie, et pour la fabrication de shampooing.
En raison de leur teneur en saponine, certains écologistes les utilisent parfois comme alternative aux lessives chimiques classiques. À cet effet, les fruits prennent le nom de « noix de lavage », voire « noix de lavage indiennes ». L'utilisation des noix de lavage étaient déjà préconisée dans certains cas, comme par exemple en Algérie au début du XXe siècle.
Le sapindus est considéré (IUCN, FAO) comme un atout non négligeable pour lutter contre l'érosion des terres (particulièrement dans l'Himalaya) en occupant les terrains pauvres tout en fournissant un revenu durable aux populations locales. Les populations locales utilisent les coques depuis longtemps pour laver le linge à la main ou en machine, les cheveux et le corps. Le commerce de ces noix est ancien et se chiffre en tonnes, y compris l'exportation, principalement vers les régions voisines mais aussi vers l'occident. En effet, les saponines de ces arbres sont utilisées industriellement depuis longtemps (les noix de lavage des continents américain et asiatique étaient connues en Europe en 1925) dans les détergents, les shampoings, les textiles, l'alimentation, l'industrie pharmaceutique et celle des films photo (6 tonnes par an pour cette seule activité).
Les noix de lavage sont réapparues chez nous il y a peu. A l'époque elles étaient vendues uniquement par correspondance et les revendeurs étaient rares. Désormais on en trouve dans la plupart des boutiques bio et sur de nombreux sites de vente de produits bio/écolo. Néanmoins, les prix sont assez variables : j'ai payé les miennes 13,50 euros il y a un an, mais j'en ai trouvé depuis dans une fourchette allant de 9,50 euros à 25 euros !!!! Renseignements pris, celles qui sont vendues à un prix raisonnable sont directement importées par les revendeurs, alors que d'autres distributeurs s'approvisionnant chez les importateurs le revendent plus chères par souci économique (et non pas comme ils le laissent parfois entendre, parce que qu'ils paient bien leurs fournisseurs !!!).
Le bilan écologique est sujet à caution, du moins en Europe, en effet on oublie souvent de tenir compte de l'énergie consommée pour l'importation des noix en Europe. Mais en suivant la réflexion de Raffa, en utilisant 1 kg de noix de lavage par an, je consomme bien moins de carburant qu'en achetant sous emballage n'importe quelle autre lessive dont chacun des composants pollue un moment ou un autre ne serait-ce que par le transport ou l'énergie utilisée pour sa fabrication.
Si vous êtes curieux, des spécimens existent en France, dans le jardin botanique de Strasbourg, ainsi que dans les arboretums de Montpellier et de Lyon. Je compte bien rendre une petite visite à celui de ma région dès que j'en aurai l'occasion.
Informations et sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Noix_de_lavage
Le blog de Raffa
27 janvier 2008
Entretien du linge : la lessive aux noix de lavage
Parallèlement au remplacement progressif de mes produits d'entretien par des produits naturels, j'ai entamé une autre révolution dans le domaine du linge. J'étais de plus en plus effarée devant tous les produits disponibles, les uns lavant toujours plus blancs que les autres, les autres préservant mieux les tissus que les uns, les uns détachants mieux que les autres, etc..... avec des prix variant du simple au double. De plus, si je comptais le prix de la lessive plus celle de l'assouplissant, l'entretien du linge pesait pas mal dans le budget entretien du linge pour 4 personnes au rythme d'une machine quotidienne.
Alors que ma réfexion suivait son cheminement, voilà qu'un ami bien intentionné me parle des noix de lavage. Quelques recherches plus tard, me voici prête à franchir le pas. J'ai acheté mon kilo de noix de lavage il a exactement 1 an, et là, je m'apprête à en racheter. Dépense sur une année : 13,50 euros !!! Auxquels il faut ajouter du bicarbonate (10 euros), du percarbonate (16 euros), du vinaigre blanc (2 euros) et l'huile essentielle (30 euros), soit pour une année de lessive : 71,50 euros pour 4 personnes, au rythme d'une machine quotidienne !
Mais vous pensez bien que je n'ai pas opté pour les noix uniquement pour des raisons économiques, évidemment aussi pour des soucis écologiques.
Me voici donc avec mes noix de lavage indiennes, une lessive écologique, une lessive bio, une lessive naturelle qui pousse dans les arbres..... Je vous reparlerai des noix elles-mêmes plus en détails dans le prochain article. Sachez seulement que c'est la coquille de la noix qui contient la saponine (lessive naturelle), le fruit lui n'est pas comestible ! Elles sont particulièrement riches en saponines, ce qui permet de les utiliser telles quelles et d'en utiliser peu, contrairement aux autres plantes à saponines de chez nous. Pour une lessive à la saponaire ou au lierre, il en faudrait une telle quantité qu'il ne resterait plus de place pour le linge. Par contre pour le lavage à la main, une décoction de saponaires est parfaitement envisageable.
La noix de lavage est hypoallergénique, donc recommandée pour les nourrissons, les personnes souffrant de problèmes de peau (névrodermite, eczémas) occasionnés par les lessives trop agressives.
La noix de lavage préserve l'éclat des couleurs. Au Népal, on l'utilise pour laver les tapis de laine et les soies les plus fines.
C'est chez Raffa, la grande prêtresse du ménage, que j'ai découvert tout ce dont j'avais besoin de savoir en ce qui concerne la lessive écolo. Et pour un linge propre, il n'y a pas de secret. Elle l'explique très bien : La "crasse" part soit de manière mécanique (le tambour qui tourne), soit grâce à l'eau chaude, soit grâce à des produits, le plus souvent une combinaison des 3 (le facteur temps de trempage est aussi important). Du coup, si on veut réduire les produits chimiques kkburk ultra efficaces, il faut en parallèle augmenter l'un ou l'autre facteur. Pour augmenter l'action mécanique il faut utiliser des balles de lavage. Pour ma part, j'utilise des balles de golf, bien moins chères que les balles de lavage.... à mettre dans les poches des vêtements si vous ne voulez pas avoir dans votre buanderie un concert des Tambours du Bronx !
Le calcaire de notre eau est une vraie plaie que ce soit pour la durée de vie de la machine ou pour le linge (il le fait jaunir et le rend rêche). Les lessives kkburks contiennent des anticalcaires. Dans une lessive écolo, il faut donc en rajouter : ce sont les cristaux de soude. J'ai une boule anticalcaire que je place directement dans le tambour du lave-linge... et le vinaigre servant d'adoucissant et à raviver les couleurs possède aussi des vertus anticalcaires.
En pratique, placez simplement quelques noix de lavage (6 à 8 demi-coquilles) dans le petit sac de coton fourni avec les noix. En chauffant, l'eau va libérer la saponine (détergent naturel) des noix.
Vous pouvez réutiliser les noix de lavage 2 ou 3 fois si vous faites une machine à 30 ou 40°C, mais seulement 1 ou 2 fois si vous choisissez de faire tourner une machine de 60 à 80°C.
Notez qu'à la troisième utilisation, le linge sera aussi propre qu'à la première !
Lorsque les noix deviennent molles c'est qu'elles ne contiennent plus de saponine, vous pouvez les remplacer (repère pratique et visuel si vous oubliez de compter ou si vous êtes plusieurs à faire tourner des machines).
Pour le linge de couleur, je mets 1 cuil à soupe de bicarbonate de soude dans le bac à lessive, et dans le bac à assouplissant 1 verre (10cl) de vinaigre blanc (enlève les derniers résidus de calcaire, ravive les couleurs, empêche le linge noir de devenir gris, adoucit le linge) additionné de quelques gouttes d'huile essentielle (les noix de lavage ne laissant aucune odeur sur le linge). Ma préférée est l'Orange douce, mais là, le choix vous revient.
Pour le blanc, je dépose 1 cuil à soupe de percarbonate dans le bac à lessive (pour éviter le voile grisâtre qui ternit le linge clair au fur et à mesure des lavages) et du vinaigre et de l'HE comme ci-dessus.
Pour une efficacité optimale du lavage, vous pouvez ajouter des cristaux de soude (1 verre) dans le tambour de la machine. En plus d'être dégraissants, ils permettent d'éviter la formation de savon calcaire par captation des ions calcium et par l'augmentation du pH qui favorise l'action du savon.
Les avis sur le net divergent quant à la qualité du lavage. Personnellement, je suis entièrement satisfaite, c'est un produit qui lave bien. Si vous avez des doutes, rien ne vous empêche d'essayer !!! Simplement, il ne faut pas oublier qu'il est indispensable de détacher avant lavage les taches tenaces et d'utiliser des cristaux de soude, du percarbonate de soude et des balles de golf. Quand j'ai du linge très sale (tiens encore un article en perspective !), je frotte les tâches au préalable avec du savon de Marseille, du savon de fiel pour les tâches organiques, ou je laisse tremper dans de l'eau additionnée de cristaux de soude.
Si vous en avez la possibilité, vous pouvez même récupérer l'eau de la lessive pour arroser votre jardin: ce n'est pas nocif pour les plantes, au contraire, vous aurez là un insecticide plus que naturel !
Dernière recommandation, ne jetez pas les noix de lavage "épuisées", elle serviront encore pour un autre usage que je vous révèlerai un peu plus tard.
Les articles de la rubrique "Entretien du linge" seront enrichis au fur et à mesure de mes expériences.
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26 janvier 2008
Entretien de la maison : les sols et le savon noir
Je vais poursuivre dans la série "Entretien de la maison". J'ai trois types de sols différents à nettoyer toutes les semaines : carrelage, parquet vitrifié et parquet stratifié. Avant... l'année dernière encore, j'utilisais 3 produits différents, jusqu'à ce que j'adopte le savon noir et la microfibre. Aujourd'hui, je lave toute la maison avec ce seul produit. Quand les parquets ne sont pas franchement sales, je passe juste la microfibre trempée dans l'eau très chaude et essorée. Sa texture permet d'enlever facilement les taches et de ramasser la saleté. L'utilisation du savon noir n'étant pas particulièrement conseillée sur les parquets vitrifiés à cause de action décapante, j'agis généralement comme ci-dessus, juste avec la microfibre mouillée.
Le savon noir ou savon mou est fabriqué à partir de potasse et d'huile végétale. Mais attention, il existe des faux savons noirs enrichis à ceci ou cela. Et ne le confondez pas avec le savon noir pour le corps. Vous en trouverez dans les magasins bios, mais aussi dans tous les supermarchés, au rayon des produits pour les sols.
Le savon noir est un excellent nettoyant multi usage, très dégraissant et détachant. Il permet de dégraisser les hottes et les fours, de nettoyer les vitres sans rinçage, d’enlever des taches de goudron ou de décaper de la peinture à l’huile.
Il peut être aussi utilisé comme détachant avant lavage. C’est encore un antiseptique et un insecticide très efficace. C’est un excellent shampooing pour les animaux domestiques. Il nettoie en profondeur, fait briller, nourrit et protège les surfaces telles que l’ardoise, le marbre, tous les carrelages et linos.
Attention, le savon noir est très concentré : 1 à 2 cs de savon noir liquide (ou 1 cc de savon mou, celui-ci étant plus concentré que la version liuide) dans un seau d’eau suffisent pour l’entretien des sols.
Bon ménage... et en plus ça sent boooonnnn !
Les articles de la rubrique "Entretien de la maison" seront enrichis au fur et à mesure de mes expériences.
25 janvier 2008
Mots d'enfants
Hier, un de nos hôtes a rendu l'âme pour rejoindre son compagnon disparu en décembre : notre poisson ! Evidemment, pour les enfants, la question de leur remplacement s'est très vite posée. Il est clair que nous n'allions pas laisser l'aquarium offert par mamie vide. J'avais prévu de me rendre à l'animalerie dès ce soir, au retour de la ville. Et là j'ai appris qu'il était surprenant que nos poissons aient vécus pendant 4 ans 1/2 !!!! Ben, ma p'tite dame, c'est qu'on les a bien soigné, nos fish !
Il était prévu que nous en prenions 3 (logique... 3 enfants = 3 poissons !). C'est donc accompagnée par Mr Tintin, 7 ans, que je suis allée faire mon choix (enfin, c'est lui qui a choisi) : pour lui, un "voile de Chine", petit, gros, (chut... moche !) avec des gros yeux qui sortent de chaque côté de la tête, pour Melle Lili, un shubukin (comme ceux que nous avions précédemment) et pour Miss Cloclo, un shubukin rouge jaune.
De retour à la maison, il a fait les présentations, on a installé la compagnie dans l'aquarium, et il a fallu les baptiser ! Celui de Mr Tintin s'appelle donc "Scoubidou", celui de Miss Cloclo, "Zelda" et Melle Lili a voulu nommer le sien "Clotilde". Avouez que c'est trop "stylé" Clotilde. Ca fait claaaasse ! (pffff, Clotilde, c'est la terreur des bacs à sable de l'école maternelle, mais bon c'était son choix).
Au bout d'une heure, Melle Lili, 4 ans, revient pour me dire que finalement elle préfèrerait appeler son poisson "Winnie l'Ourson". J'en ris encore en écrivant le message. Winnie l'Ourson le Poisson !!!!!!!!! Bon, ce sera Winnie tout court !
Photos : Google (je vous mettrai les nôtres dès que j'aurai un moment).
22 janvier 2008
Entretien de la maison : produit vitres et microfibres
Dans mes premiers pas vers plus de naturel... je me suis tout d'abord tournée vers les produits d'entretien de la maison. A ce jour, j'ai épuisé depuis longtemps tous mes produits kkbeurk, pour n'acheter que des produits naturels ou pour en faire moi-même.
Aujourd'hui, je vais commencer par quelque chose de très simple et de très court, inspiré par mes tâches ménagères du jour : le nettoyage des vitres et miroirs.
Je nettoie mes carreaux à l’eau vinaigrée (1 verre de vinaigre blanc ou vinaigre d'alcool pour 1 l d'eau) avec une lingette microfibres. Et je passe ensuite soit une lingette microfibres sèche, soit un morceau de papier journal roulé en boule.
Quand je n'ai plus de vinaigre, j'utilise de l'eau chaude savonneuse ou comme le fait toujours ma belle-mère, de l'alcool à brûler dilué dans de l'eau (c'est super-efficace, mais ça puuuuue !!!).
Et vous voulez que je vous dise : même pas besoin de tout çà ! En réalité la lingette microfibres à elle seule suffirait ! Une pour laver, une pour sécher, et hop, le tour est joué !
Pour les écrans la lingette microfibres suffit (éviter l’alcool et les solvants).
La microfibre est une lingette réutilisable fabriquée en fibres synthétiques. Elles aggripent la saleté sur toutes les surfaces. Il suffit de les humidifier, sans mettre de détergent. Elles sont également très absorbantes et sèchent rapidement une surface propre pour éviter les traces d'eau. Un coup de microfibre évite les traces de gouttes d'eau sur les robinets (ma robinetterie a 5 ans et elle est comme neuvre !). Elles sont lavables en machine. Il en existe différentes sortes et constituent la meilleure alternative aux lingettes jetables : pour les vitres, pour la poussière et pour les sols. Même si leur matière n'a rien de naturel, les micro-fibres sont notamment fabriquées à partir des bouteilles en plastique recyclées.
Les articles de la rubrique "Entretien de la maison" seront enrichis au fur et à mesure de mes expériences.















