Mon petit paradis vert

Le retour aux sources d'une petite famille pour une vie plus naturelle

01 mai 2008

L'Ascension

L'Ascension est un thème que l'on trouve déjà dans la mythologie gréco-romaine : monter aux cieux, c'est symboliquement rejoindre le domaine divin.

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L'Ascension, fête chrétienne, est célébrée quarante jours après le dimanche de Pâques. C'est pourquoi elle tombe toujours un jeudi. Le Jeudi de l'Ascension est jour férié en Europe, sauf en Espagne, en Hongrie, en Italie, en Grèce et au Portugal.

  Cette fête marque l'élévation de Jésus Christ au Ciel, quarante jours après Pâques.

Dans l'Ancien Testament, l'Ascension concerne la patriarche Hénoch et le prophète Élie. Hénoch a vécu en tout trois cent soixante cinq ans. Hénoch a marché avec Dieu et il n'a plus été là car Dieu l'a pris (Genèse 5 ).
Quant aux quarante jours, ils renvoient à la durée du Déluge, à la "montée" de Moïse au Sinaï, pour y recevoir les Tables de la Loi, et à la durée entre la naissance d'un garçon et les relevailles de la mère.

L'épisode de l'Ascension nous est relaté par l'évangile de Marc (chapitre 16, verset 19), l'évangile de Luc (chapitre 24, verset 51) et par le livre des Actes des Apôtres (chapitre 1, versets 9-12).

(Marc 16, 19)
...Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s'assit à la droite de Dieu.

(Luc 24, 50-53)

Il les conduisit jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains, il les bénit.
Pendant qu'il les bénissait, il se sépara d'eux, et fut enlevé au ciel.
Pour eux, après l'avoir adoré, ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie;
et ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu.

(Actes des Apôtres 1, 3)

...Après qu'il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu.

Ce quarantième jour marque la fin de la présence physique de Jésus sur la Terre, après sa mort et sa résurrection. Mais Jésus n'abandonne pas pour autant les hommes : il leur envoie son Esprit Saint le jour de la Pentecôte, et intercède sans cesse en leur faveur auprès de Dieu le Père (He 9, 25).

Pourtant, d'après l'Évangile, chaque fois que le Christ a quitté les apôtres, ceux-ci étaient désemparés. Après l'Ascension, au contraire, les apôtres s'en retournent heureux à Jérusalem. Étonnamment, ils ne se sentent pas abandonnés. Les apôtres, à qui le Christ a annoncé la venue prochaine de l'Esprit Saint sur eux, ont confiance dans sa Parole : "Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde" (Matthieu 28, 20).

L'Ascension est un événement heureux : Jésus ressuscité, entré dans la gloire du Père, demeure avec nous et ne cesse d'intercéder auprès du Père. C'est pourquoi le temps de l'absence que semble ouvrir l'Ascension n'est pas un temps vide : les chrétiens demeurent unis dans la foi et les sacrements au Christ. Ils vivent dans l'Espérance de la résurrection, puisque la résurrection du Christ a annoncé celle des hommes.
L'Ascension est en outre source de liberté : loin de s'imposer aux hommes, le Christ les laisse libres de croire, et donc d'aimer véritablement.

L'Ascension est ainsi l'une des fêtes les plus importantes du calendrier chrétien, célébrée au cours d'une messe solennelle. La couleur des ornements liturgiques (vêtements du prêtre et ornements de l'autel) est le blanc, couleur qui représente dans l'Église la lumière et l'allégresse. Les lectures se rapportent toutes à l'événement de l'Ascension. La prière eucharistique, ainsi que la bénédiction finale, sont propres à la liturgie de l'Ascension.

Dix jours après l'Ascension au ciel de Jésus, lors de la Pentecôte, les Apôtres se rendent compte qu'ils sont l'Église et partent prêcher l'Évangile.

Source :
http://fr.wikipedia.org/
http://www.cef.fr/catho/

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1er Mai

1er Mai, Fête du Travail, Fête du Muguet mais cette année aussi, l'Ascension.

La Fête du Travail

En France, dès 1793, une fête du Travail est fixée le 1er pluviôse (en janvier), et fut instituée pendant quelques années par Fabre d’Églantine.

Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là.
C’est ainsi que le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200 000 travailleurs d’obtenir la journée de huit heures. D’autres travailleurs, dont les patrons n’ont pas accepté cette revendication, entament une grève générale.

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Trois ans plus tard, la IIe Internationale socialiste se réunit à Paris pour le centenaire de la Révolution française et l’exposition universelle. Sur une proposition de Raymond Lavigne, elle décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé). Cette date fut choisie en mémoire du mouvement du 1er mai 1886 de Chicago.

Dès 1890, les manifestants arborent un triangle rouge symbolisant leur triple revendication : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Cette marque est progressivement remplacée par une fleur d'églantine, puis en 1907 par un brin de muguet. Le muguet fait son grand retour...

Le 24 avril 1941, en pleine occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné comme la fête du Travail par le gouvernement de Vichy qui espérait ralier les ouvriers. Le jour devient chômé.

Pie XII institue en 1955 la fête de saint Joseph artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année.

 Instaurée à l'origine comme journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail, elle est généralement célébrée dans de nombreux pays du monde le 1er mai, sauf, par exemple, en Amérique du Nord où elle est célébrée officiellement le premier lundi de septembre, au Royaume-Uni et en Irlande où elle est décalée au premier lundi de mai, et en Australie à différentes dates proches du printemps ou de l’automne. Elle est souvent instaurée comme jour férié légal. Elle est parfois associée à d’autres festivités ou traditions populaires.

Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/
http://www.linternaute.com
/

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Le muguet

Il semble que le muguet aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, soit présente en Europe depuis le Moyen-Age. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes qui lui accordaient des vertus porte-bonheur. La fleur est aussi celle des rencontres amoureuses. Longtemps, furent organisés en Europe des "bals du muguet". C'était d'ailleurs l'un des seuls bals de l'année où les parents n'avaient pas le droit de cité. Ce jour-là, les jeunes filles s'habillaient de blanc et les garçons ornaient leur boutonnière d'un brin de muguet.

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On fait remonter la tradition du muguet du 1er mai à la Renaissance, Charles IX en ayant offert autour de lui en 1561 comme porte-bonheur. Le muguet fleurit quand vient le printemps, c'est donc une plante idéale pour célébrer le printemps, les beaux jours qui reviennent et pour attirer les bonnes grâces pour de futures bonnes récoltes. Ce n'est qu'au début du XXe siècle qu'il sera associé à la Fête du travail, qui date elle-même de 1889. En fait, sous Pétain, la fête des Travailleurs devient la fête du Travail et l'églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet.

Le 1er mai, on offre donc traditionnellement du muguet « porte-bonheur » car il fleurit toujours aux alentours de cette date. Cette tradition est très présente, notamment en France et en Belgique. Pour certains, seuls les brins de muguet ayant spontanément et naturellement treize fleurs portent bonheur. D'après le langage des fleurs, le muguet signifie « retour de bonheur ».
La vente de muguet dans les rues remonte pour sa part aux environs de 1936. Les particuliers et les associations ont le droit de vendre du muguet le 1er mai (en plus des fleuristes) en France.

Depuis 1982, le muguet est la fleur nationale de la Finlande. Autre symbolique :les noces de muguet symbolisent les 13 ans de mariage.

Sources :

http://fr.wikipedia.org/
http://www.linternaute.com/
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01 avril 2008

Poisson d'avril !

Je ne suis pas championne en canulars, je parviens tout juste à accrocher un malheureux poisson en papier dans le dos de quelqu'un. Alors j'ai préféré rester dans le vrai et bûcher un peu plus avant sur l'origine du poisson d'avril.

Enfin, si on peut parler de l'origine... il faudrait plutôt dire les origines, parce qu'elles sont diverses.

Plusieurs ouvrages attribuent à l'expression poisson d'avril une origine liée à la corruption de la passion de Jésus-Christ qui arriva le 3 avril : Jésus étant renvoyé d'un tribunal à l'autre et contraint de faire diverses courses par manière d'insulte et de dérision, on aurait pris de là la froide coutume de faire courir et de renvoyer, d'un endroit à l'autre, ceux dont on voulait se moquer.

Une autre origine, beaucoup plus récente, raconte qu'un prince de Lorraine que Louis XIII faisait garder à vue dans le château de Nancy, aurait trompé ses gardes et se serait sauvé en traversant la rivière de Meurthe, le premier jour d'avril. Certes le duc Nicolas François, frère de Charles III, duc de Lorraine, quitta son évêché de Toul et le chapeau de cardinal par politique d'Etat, avant d'épouser à Lunéville, au mois de mars 1635, la princesse Claude, sa cousine germaine, fille de Henri II. Puis, s'étant retiré à Nancy et ayant eu vent qu'on voulait le conduire à la cour de France, il trompa ses gardes.
Mais en réalité, le prince ne passa point la rivière de Meurthe à la nage, et sortit par une des portes de la ville, déguisé en paysan, portant une hotte pleine de fumier, de même que la princesse. Il aurait simplement délibérément choisi la date du 1er  avril pour s'échapper et tromper les Français. Une jeune paysanne des environs de Nancy, qui fournissait journellement du laitage à la cour, reconnut la princesse malgré son déguisement et, l'ayant dit à quelques soldats de la garde, ceux-ci se figurèrent que cette fille voulait leur donner à tous le poisson d'avril, en les faisant courir mal à propos ; ce qui donna au prince et à la princesse le temps de gagner leurs chevaux pour se réfugier à Bruxelles, auprès du cardinal Infant.
Cette évasion fit dire au peuple que le roi avait donné à garder un poisson d'avril, mais l'usage était connu au XIVe siècle, à en juger par les manuscrits du pasteur Paul Ferry relatifs à l'histoire de Metz et dans lesquels il cite déjà l'expression...

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D'autres disent que cette tradition ferait remonter l'origine de la coutume au changement opéré sous Charles IX, quand l'année, qui jusqu'alors avait commencé le jour de Pâques, dut s'ouvrir le 1er janvier. Les étrennes du premier de l'an furent donc offertes trois mois plus tôt, et il ne resta dès lors pour l'ancien premier jour de l'an que des félicitations pures et simples, auxquelles les mauvais plaisants ajoutèrent des cadeaux ridicules ou des messages trompeurs. D'ailleurs en France, au début du XXe siècle, on s’envoyait de jolies cartes postales toutes ornées d’un poisson d’avril et richement décorées. On s’écrivait, pour cette occasion, des messages chaleureux et on s’envoyait des vœux. C'était la fête de l'amour et de l'amitié.
Le musée-château de Dieppe conserve une très importante collection de cartes postales sur ce thème.

D'une manière générale, un poisson d'avril est une plaisanterie, un canular, que l'on fait le 1er avril à ses connaissances ou à ses amis. Il est aussi de coutume de faire des canulars dans la presse, aussi bien écrite, radio, télédiffusée et sur Internet. Pour les enfants, il consiste à accrocher un poisson de papier dans le dos de personnes dont on veut se gausser. « Poisson d'avril ! » est aussi l'exclamation que l'on pousse une fois qu'une des plaisanteries est découverte, ou pour avertir la victime du canular que l'histoire qu'on vient de lui raconter est fausse.

Plusieurs usages semblent s'être en fait mélangés, avec celui du carnaval :
- marquer la sortie du signe zodiacal des Poissons, dernier signe de l'Hiver
- prolonger la période du carême, où il n'était permis de manger que du poisson,
- confondre le benêt en lui offrant un poisson à une époque de l'année, celle du frai, où la pêche était interdite.

Cette coutume s'est répandue dans de nombreux pays : les Britanniques ont leur April Fool's Day, les Allemands ont leur Aprilscherz. Elle existe aussi aux Pays-Bas, en Belgique, au Canada, en Italie, aux États-Unis, en Suisse ou même au Japon.

Sources :
http://www.france-pittoresque.com/

http://fr.wikipedia.org/
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23 mars 2008

Pâques et les traditions populaires

o1mLes oeufs de Pâques

Dans les pays chrétiens, l'œuf de Pâques est le cadeau favori le jour de Pâques.

Dans beaucoup de pays, Pâques est considéré comme une sorte de deuxième Noël et il n'est pas rare que les gens s'offrent des cadeaux entre eux à cette occasion. Les œufs de Pâques sont apportés par le lièvre de Pâques (Osterhase).

Comme pour Noël, en Suisse, en Allemagne, dans la plupart des pays de l'Est, en Alsace et en Moselle, on décore la maison à l'approche de Pâques. Chocolats et diverses décorations souvent en forme de lapin ornent ainsi les boutiques et les appartements. On y fait aussi des bouquets de Pâques sur lesquels on accroche divers sujets et des œufs peints. Les arbres dans les jardins ont droit aussi à une parure multicolore avec l'arrivée du printemps, les œufs et lapins poussent partout !

La veille de Pâques les enfants confectionnent un nid de paille ou de mousse que les parents cachent dans le jardin ou dans la maison afin que le lièvre de Pâques y ponde ses oeufs multicolores. Les enfant partiront à la recherche du nid après le culte pascal ou, plus fréquemment de nos jours, dès leur réveil, le matin de Pâques.

En Belgique et en France, ce sont les cloches de Pâques qui apportent les œufs de Pâques. Depuis le jeudi saint, les cloches sont silencieuses, en signe de deuil. On dit qu'elles sont parties pour Rome, et elles reviennent le jour de Pâques en ramenant des œufs qu'elles laissent tomber à leur passage. En Italie, on attache les cloches le jour du jeudi saint pour éviter qu'elles ne sonnent. Les Américains espèrent que l’« Easter Bunny » leur apportera des lapins en chocolat et des sucreries dans un panier tressé. En Pologne, un panier garni est préparé le vendredi, conservé sans être mangé le samedi, et béni le dimanche par le prêtre.

La tradition d’offrir des oeufs décorés, teints ou travaillés est bien antérieure au christianisme. Elle remonterait à l'Antiquité. Déjà, les Egyptiens et les Romains offraient des oeufs peints au printemps car ils étaient le symbole de la vie et de la renaissance. L'oeuf de Pâques est le symbole de l'éclosion d'une vie nouvelle et de la fertilité.

L'Eglise ayant instauré au IVe siècle l'interdiction de manger des oeufs pendant le Carême et les poules continuant à pondre, les oeufs pondus depuis le début du Carême n'ayant pas été mangés, étaient alors décorés et offerts. De nos jours, le jeûne n'est plus observé aussi strictement mais la tradition d'offrir des oeufs, y compris en chocolat, est restée.

Dès le jeudi saint, les enfants en commençaient la collecte. Ils allaient en bande, précédés des enfants de choeur et ramassaient dans des corbeilles les oeufs qu'on leur donnait. Dès le XIIème siècle, dans de nombreux pays européens, les gens du peuple avaient l'habitude de s'échanger des oeufs tout simples, bénis à l'église, une coutume que les nobles vont vite adopter, mais en s'adressant à des peintres, des orfèvres et des graveurs pour se faire faire des oeufs-joyaux, c'est à dire décorés de peintures délicates, d'émaux ou de pierres précieuses.

Quant à la surprise contenue dans l'oeuf, c'est une tradition qui remonte au XVIème siècle, et certaines sont même passées à l'histoire tant elles étaient exceptionnelles : c'est le cas de la statuette de Cupidon renfermée dans un énorme oeuf de Pâques offert par Louis XV à Madame du Barry, du brûle-parfum trouvé en 1770 par Catherine II ou encore de la minuscule poulette cachée dans un précieux oeuf conservé à Copenhague dans les collections royales du château de Rosemborg.
Watteau, Bouchet, Lancret en décorèrent qui devinrent de véritables oeuvres d’art.
La coutume des oeufs de Pâques n'est certifiée qu'au cours du XVIème siècle à la cour des rois de France. Louis XIV faisait bénir solennellement le jour de Pâques de grandes corbeilles d'oeufs dorés qu'il remettait en cérémonie à ses proches.
Au XVIIème et XVIIIème siècles, jusqu'à la révolution qui y mit un terme, " l'oeuf " était l'apanage de la cour et de la noblesse. L'oeuf le plus gros du royaume, pondu pendant la Semaine Sainte, revenait de droit au roi.
Et c'est au XVIIIe siècle, en France, qu'on décida de vider un oeuf frais et de le remplir de chocolat.

On peut distinguer les oeufs teints que l'on consomme, des oeufs décorés que l'on conserve et que l'on offre à sa famille, à ses amis en témoignage d'amour et d'amitié.
Les oeufs de Pâques étaient autrefois teints dans des décoctions de plantes ou de fleurs : l'on disait que les couleurs variaient suivant les plantes mangées par le lapin. La couleur la plus anciennement connue est le rouge, symbole de l'énergie vitale et, en même temps, du sang du Christ. Les différentes parties de l'oeuf ont été interprétées d'un point de vue chrétien et théologique : la coquille est le corps ressucité du Christ, le blanc d'oeuf en est l'âme et le jaune d'oeuf, la divinité.

Mais à Pâques, le chocolat se déguise en oeuf, en poule, en poisson, en cloche, ou en lapin.
Depuis la nuit des temps, une mystérieuse chasse aux trésors s'organise au petit matin de Pâques : les enfants et les adultes gourmands se ruent dans les jardins, à la recherche des oeufs, cloches, cocottes, lièvres et autres gourmandises en chocolat.
La tradition allemande veut, pour les enfants, que ce soit un lapin blanc invisible qui les cache. Aux États-Unis et en Alsace, c'est un lièvre ; en Thuringe, une cigogne ; en Westphalie, un renard ; en Suisse, un coucou.
La création de ces gourmandises au chocolat passe par la technique du moulage, qui existe depuis le milieu du siècle dernier.

  Mais, c'est en Europe de l'Est que la tradition des oeufs de Pâques est la plus vive. En Ukraine comme en Pologne, l'oeuf de Pâques s'appelle le Pyssanka, "l'oeuf écrit", car coloré ou peint, il est en effet chargé de symboles : étoiles, soleils, svastika, cercles qui font partie d'un répertoire au même titre que la croix, le triangle, la ligne brisée ou l'ondulation, motifs figuratifs, animaux et végétaux, rarement la figure humaine.

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Le lièvre se manifeste tout particulièrement au printemps, sa saison des amours. Il est également associé aux valeurs du monde souterrain. Il est symbole de fécondité, animal fétiche de la déesse du printemps Ostara. Enfin, il a une signification chrétienne : en effet, le Christ est parfois symbolisé par un lièvre, ouvrant toutes grandes ses oreilles, pour écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique.

L'agneau pascal

   
L'agneau est étroitement associé à Pâques et au Ressuscité ; saint Paul a assimilé le Christ à l'agneau, dont le sang a été versé pour le salut de tous.
Les pâtissiers confectionnent alors des Oschterlammele, des agneaux en biscuit, saupoudrés de sucre fin et décorés d'un petit drapeau.
En Allemagne et en France, le repas de Pâques est souvent l'occasion de partager un rôti d'agneau accompagné de flageolets.

 Sources
http://wikipedia.org
http://www.joyeuse-fete.com/
leplacard-d-elle.mabulle.com/


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Pâques

Pâques est une fête religieuse chrétienne commémorant la résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa passion (du grec "pathos" : le fait de faire l'épreuve, l'expérience de) et sa crucifixion le vendredi saint, veille du sabbat. Les croyants sont avec lui invités à passer de la mort à la vie, du désespoir à l'espérance. L'Apôtre Paul le décrivait ainsi : "mourir avec le Christ et ressusciter avec lui".
C'est le jour le plus saint du calendrier chrétien. Il marque la fin du jeûne du Carême.

Pâques et les fêtes qui y sont liées se déroulent à des dates variables du calendrier grégorien (qui suit le mouvement du Soleil et les saisons). Les dates contemporaines de Pâques sont basées sur le calendrier lunaire, comme celui utilisé par les Juifs pour fixer notamment la date de la Pâque juive. Après le Ier concile de Nicée en 325, il fut décidé que le calcul de la date de Pâques se ferait selon une règle fixe. Ainsi, Pâques est célébrée le dimanche après le 14e jour du premier mois lunaire du printemps. Donc le dimanche après la première pleine lune advenant pendant ou après l'équinoxe de printemps. Dans la pratique, il est plus simple de revenir aux origines : Pâques correspond au premier dimanche qui suit la première pleine lune de Printemps.

Les deux jours de Pâques (le dimanche et le lundi) sont reconnus comme jours fériés par la plupart des pays de tradition chrétienne, excepté aux États-Unis où Pâques est célébrée seulement le dimanche de Pâques et non pas aussi le lundi de Pâques. En France par exemple, le lundi de Pâques est férié depuis la loi du 8 mars 1886. Dans les département de l'Alsace et en Moselle, le vendredi saint, qui précède le dimanche de pâques est également férié.

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Les symboles de Pâques et leur signification

La lumière
Pour les chrétiens, le symbolisme de la lumière de Pâques a un sens cosmique. La référence à l'équinoxe et à la pleine lune est voulue par Dieu lui-même. Ce n'est qu'à l'équinoxe que le Soleil éclaire toute la Terre tandis que, au même moment, la pleine lune continue à réfléchir ses rayons pendant la nuit.

L'agneau sacrificiel
La meilleure identification provient du chapitre 53 du prophète Isaïe (verset 5 à 7)
« Mais il était transpercé à cause de nos crimes,
Écrasé à cause de nos fautes ;
Le châtiment qui nous donne la paix est sur lui,
Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis,
Chacun suivait sa propre voie ;
Et l'Éternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous.
Il a été maltraité, il s'est humilié et n'a pas ouvert la bouche,
Semblable à l'agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ;
Il n'a pas ouvert la bouche. »

Le fils d'Abraham se transforme en fils de Dieu :
« Voici : tu deviendras enceinte, tu enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus.
Il sera grand et sera appelé Fils du Très–Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. »
(Luc chapitre 1, verset 31 et 32).
C'est d'ailleurs à cause de cette seule affirmation qu'il sera crucifié :
« Les Juifs lui répondirent : Nous avons une loi, et selon la loi, il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu. » (Jean 19:7).

Le bélier que trouve Abraham devient l'Agneau de Dieu :
« Le lendemain, il vit Jésus venir à lui et dit :
Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » (Jean 1:29)

Il ne dit rien :
« Jésus garda le silence et ne répondit rien.
Le souverain sacrificateur l'interrogea de nouveau et lui dit :
Es–tu le Christ, le Fils du (Dieu) Béni ? » (Marc chapitre 14, verset 61)

Mais cette mort mène à la résurrection :
« Jésus commença dès lors à montrer à ses disciples qu'il lui fallait aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, être mis à mort et ressusciter le troisième jour. »
(Matthieu 16:21) mais que l'on retrouve aussi dans (Matthieu 20:19 - Luc 9:22 - Luc 13:32 - Luc 18:33 - Luc 24:46).

Le sang
Le sang des béliers servait de signe pour épargner les Hébreux lors de la délivrance et de la sortie d'Égypte :
« Quand l'Éternel traversera l'Égypte pour frapper et qu'il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l'Éternel passera par–dessus la porte et ne laissera pas le destructeur entrer dans vos maisons pour (vous) frapper. » (Exode 12:23).

Ce même sang permet la relation avec Dieu via le Christ :
« C’est pourquoi Jésus aussi, pour sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. » (Hébreux 13:12)

L'évangile
Jésus et ses disciples (tous juifs) ont donc naturellement fêté cet événement tout en lui donnant un sens plus profond (pour les chrétiens), car assimilant la sortie d’Égypte à la délivrance définitive de la désobéissance à Dieu (une des significations du mot péché) : « Et leurs cadavres (resteront) sur la place de la grande ville, qui est appelée dans un sens spirituel Sodome et Égypte, là même où leur Seigneur a été crucifié. » (Apocalypse, chapitre 11, verset 8)

Le pain
Concernant le pain, les chrétiens sont aussi appelés à ôter le levain de leur vie. Dans l'Évangile, cela prend une signification spirituelle :
« Sur ces entrefaites, les gens s’étant rassemblés par milliers, au point de s’écraser les uns les autres, Jésus se mit à dire en premier lieu à ses disciples : Gardez–vous du levain des Pharisiens, qui est l’hypocrisie » (Luc 12:1)
Ou encore dans une lettre de saint Paul :
« Il n’est pas beau, votre sujet de gloire ! Ne savez–vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? Purifiez–vous du vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, ni avec un levain de perfidie et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la sincérité et de la vérité. » (1 Corinthiens, chapitre 5, versets 6 à 8)

La fête de Pâques

Pâques est une fête dite « d’obligation » dans l'Église catholique, c'est-à-dire qu’il est obligatoire de chômer et d'assister à la messe.
Le temps pascal, qui va du jour de Pâques à la veille du dimanche de la Trinité, est marquée dans la liturgie par de nombreuses manifestations de joie. Depuis le décret du 4ème concile de latran (1215), il est ordonné à tous les fidèles ayant atteint l’âge de discrétion de communier, ou, selon l’expression consacrée de "faire ses pâques", au moins une fois chaque année, au temps de Pâques. Ce temps, qui est aussi appelé temps pascal, ne correspond pas au temps pascal liturgique. Il est déterminé par l’évêque de chaque diocèse, et comprend habituellement la quinzaine qui précède la fête de Pâques, et la quinzaine qui la suit. C'est aussi l'occasion pour le Pape de prononcer sa bénédiction urbi et orbi.

Pâques est non seulement une fête joyeuse, elle est aussi marquée par des événements heureux. De tout temps, le baptême des catéchumènes (adultes demandant à recevoir le baptême) s'est déroulé à Pâques.

Les cloches de Pâques

Les cloches sont de la fête, de retour de Rome pour annoncer la résurrection de Jésus. Elles sonnent à toutes volées le jour de Pâques…

Dans les campagnes autrefois, les cloches sonnaient chaque jour de l'année, pour inviter les fidèles à assister à la messe, sauf au moment de Pâques, où elles restent silencieuses du Jeudi au Samedi saint.
Car Jésus est entré dans une ville en liesse, puis a partagé son dernier repas le Jeudi saint, a été jugé et est mort le Vendredi saint. Tristesse et recueillement, attente, et il est ressuscité le 3ème jour : les cloches sonnent pour fêter la résurrection de Jésus, marquant la fin de la veillée pascale !

Sources :
http://www.joyeuse-fete.com/
http://leplacard-d-elle.mabulle.com/
http://wikipedia.org

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21 mars 2008

Samedi Saint

Le samedi saint est un jour de silence et d'attente. On ne célèbre ni messe ni baptême, ni mariage ce jour-là, et la sainte commmunion n'est délivrée que dans le cadre du sacrement des malades.

La célébration de la résurrection commence le samedi soir à la Veillée Pascale, alors qu'avant la réforme liturgique de Paul VI, elle avait lieu le samedi matin.
Le Samedi saint est appelé le Grand Sabbat selon un usage ancien qui remonte aux Pères de l'Église. Ce jour-là en effet, le jour qui précède le dimanche de Pâques, Jésus-Christ s'est reposé dans la mort et dans le tombeau avant d'instituer par sa résurrection un jour nouveau et une semaine nouvelle.

Source :
http://fr.wikipedia.org/ 

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Vendredi Saint

Le Vendredi saint est célébré par les chrétiens le vendredi précédant le dimanche de Pâques.

C'est la commémoration de la Passion (supplice et exécution de Jésus-Christ). Des offices additionnels sont tenus ce jour-là avec des lectures du Nouveau Testament et, pour les catholiques, une procession en douze stations commémorant chaque scène conduisant à la crucifixion.

Pour le christianisme, c'est le jour le plus sombre puisqu'il rappelle la mort du Christ.
Le déroulement de la Passion selon Saint Marc suit la progression suivante : La prière de Jésus à Gethsémani, L'arrestation de Jésus, Jésus devant le Sanhédrin (le Grand Prêtre), Le reniement de Pierre, Jésus devant Pilate,  Le couronnement d'épines, La crucifixion (celle-ci est précisément située à l'heure ou l'on immolait les agneaux pour la Pâque - Jésus n'a pas mangé l'agneau pascal, il est l'agneau pascal), La mort de Jésus, La mise au tombeau.

C'est d'abord à Jérusalem que l'on a célébré le Vendredi saint. A Rome, la célébration du Vendredi saint n'apparaît qu'au VIIème siècle. On trouve deux types de cérémonie. Il y a d'une part la liturgie papale qui comprend seulement la lecture de la passion selon St Jean et une longue prière universelle. On voit d'autre part la liturgie célébrée dans les paroisses. Elle comporte l'exposition de la croix sur l'autel, la lecture de la passion selon St Jean, la récitation du Pater, la vénération de la croix et la communion. C'est ce deuxième type de célébration qui se répand dans les pays francs. Au XVIème, l'office fut reporté au matin et les fidèles participent plutôt au chemin de croix vers 15 h. En 1955, la réforme liturgique a rétabli l'office le soir.

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Ce jour est férié dans presque tous les pays de tradition chrétienne protestante. En France, le Vendredi saint est également férié dans les trois départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle par suite du maintien de la législation allemande qui l'avait instauré, alors qu'il n'était pas prévu par le Concordat de 1801.
Les deux confessions dominantes en Alsace vivent différemment le Vendredi Saint. Chez les catholiques ce n'est pas un jour de fête puisque, pour des raisons liturgiques, un jour de carême ne peut pas être un jour de fête. C'est même le jour de carême par excellence puisque le jeûne y est très rigoureux. Ainsi, ce n'est pas la mise à mort du Christ mais sa résurrection le jour de Pâques qui est une fête d'obligation pour les catholiques. Par contre, les fidèles affluent dans les églises protestantes et certains qui ne vont jamais au culte tiennent à être présents ; on parle d'ailleurs des « chrétiens du Vendredi saint ». . En sorte que, dans certains villages mixtes, les paysans catholiques s'arrangeaient pour rentrer le fumier devant leurs concitoyens protestants endimanchés... qui leur rendaient la pareille en travaillant ostensiblement le 15 août, fête de l'Assomption. Et il faut avouer que dans certains petits villages, ces pratiques ont encore lieu de nos jours !

L'Église préconise de jeûner le Vendredi saint, tout au moins de manger maigre (pas de viande en particulier), ce qui est pratiqué par de nombreuses personnes d'origine catholique, même non pratiquantes. Le jeûne du vendredi saint comporte deux aspects : c'est un jeûne de deuil pour le jour de la mort du Christ, et c'est aussi un jeûne pascal (avoir faim du Christ pour disposer le cœur à mieux accueillir le Seigneur ressuscité).

Sources :
http://wikipedia.org/
http://catholique-nanterre.cef.fr/

Passion du Christ et symbolique des plantes

Certaines plantes doivent leur aspect général, leurs formes et leurs couleurs aux souffrances et à l'agonie du Christ.
Ainsi, le houx a été pourvu d'épines à la suite de l'entre triomphale de Jésus à Jérusalem. Comme le peuple avait utilisé des rameaux de palmier pour l'acclamer mais qu'il cria ensuite "Crucifiez-le", ils se transformèrent en houx.
Au Jardins des Oliviers, alors que le Christ luttait sur la croix, la sueur ensanglantée tombant au sol se transforma aussitôt en fleurs : des orchidées, des renouées, le géranium sanguin, les giroflées. Les larmes qui tombèrent firent pousser le Jesusblümlein plus connue comme étant la sauge.
Les branches de ronces associées à la flagellation du Christ portent des fruits, les mûres, à la couleur de son sang.
Le saule pleureur a honte depuis que ses branches ont été utilisées pour frapper le Christ.
Là où le Christ s'est effondrée à plusieurs reprises en montant vers le Golgotha sous le poids de la croix et de sa souffrance, s'est mise à pousser la rue (Liewer Herrgottsrüejgrüt).
Le millepertuis (Johannisgrüt ou Jesus Wunderkraut) doit ses vertus médicinales aux gouttes de sang du Christ qui lui tombées dessus.
Le bouleau a gardé une profonde tristesse depuis qu'il a abrité la mère de Jésus.
Une variété de sureau exhale une odeur nauséabonde de décomposition depuis la pendaison à ses branches de Judas qui avait vendu le Christ pour 30 deniers. Il est d'ailleurs l'habitat d'un champignon nommé Oreille de Judas (Judasohr).

Source :
Plantes, Croyances et Traditions en Alsace de Gérard Leser et Bernard Stoehr aux Editions du Rhin

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Jeudi Saint

En pleine Semaine Sainte, je reprends le fil des traditions d'ici et d'ailleurs après m'être arrêtée au Carême, temps de préparation de celle-ci. J'ai malheureusement fait l'impasse sur la mi-Carême et sur le Dimanche des Rameaux, mais vous en saurez plus en allant rendre visite à mon amie LaBelleVerte.

Le Jeudi saint est le jeudi précédant Pâques.
L'histoire de la fête du Jeudi Saint est complexe : elle est à la fois le mémorial de la dernière Cène, le début de la passion de Jésus, la fête de la réconciliation des pénitents et un jour privilégié pour la cérémonie du lavement des pieds.

Il existe deux récits un peu différents du repas pascal. Celui de Marc et Mathieu raconte que  le soir venu tandis qu'ils étaient à table,  Jésus pris du pain, le bénit, le rompit et le leur donna en disant "Prenez, ceci est mon corps", puis, prenant une coupe, il rendit grâce et la leur donna en disant "Ceci est mon sang, le sang de l'alliance qui va être répandu pour une multitude". L'autre, rapporté par Luc et en partie par Paul raconte que Jésus prit une première coupe, il rendit grâce et dit "Prenez ceci et partagez entre vous". Puis prenant du pain, il rendit grâce, le rompit et le leur donna en disant "Ceci est mon corps, donné pour vous; faites cela en mémoire de moi". Il fit de même pour la coupe après le repas, disant "Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang  versé pour vous".

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L'Évangile de Saint Jean raconte qu'avant la fête de la Pâque, sachant que son heure de mourir était venue, Jésus au cours d'un repas lava les pieds de ses disciples. Lorsqu'il vint laver les pieds de Simon Pierre, celui-ci refusa. Jésus lui : "Si je ne te lave pas, tu n'auras pas de part avec moi" et il ajoute : "Celui qui a pris un bain, n'a pas besoin de se laver, il est entièrement pur. Vous aussi, vous êtes purs, mais pas tous". Puis il leur expliqua son geste : "Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Car c'est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi comme moi j'ai fait pour vous". Enfin il annonce que l'un de ses disciples le livrera.

La cérémonie chrétienne du lavement des pieds existait dans beaucoup de communautés monastiques. On la trouve chez les moines irlandais au IVème siècle, puis il est passé en Angleterre. Le Jeudi saint, le roi Édouard d'Angleterre en 1320 lavait les pieds à cinquante hommes pauvres. Les rois de France lavaient eux aussi les pieds à douze pauvres. Cette cérémonie est appelée, dans le cérémonial des évêques,  "mandatum" mot latin qui signifie commandement, parce que Jésus a dit en lavant les pieds de ces disciples "Je vous donne un commandement nouveau".

A Rome au IVème siècle et en Gaule, le Jeudi saint c'est le jour de la réconciliation solennelle des pénitents et leur réintégration dans l'assemblée. En effet les pénitents qui avaient gravement péché étaient exclus de l'assemblée eucharistique On les réconciliait pour qu'ils puissent participer à l'eucharistie de Pâques. Les rites ont évolué. Lorsque le carême s'est organisé, les pénitents étaient exclus au début du carême et on leur imposait les cendres. Dans certains pays, le symbolisme de réintégration va s'exprimer de la manière la plus visuelle possible dans la liturgie de la réconciliation, le jeudi saint, où l'évêque ramène en farandole les pénitents réconciliés, en tenant par la main le premier d'entre eux tandis que tous les autres se donnent la main.

La liturgie du Jeudi saint nous fait vivre une expérience spirituelle d'intimité avec Jésus, de recueillement et d'amour d'une grande gravité. Nous revivons le dernier repas de Jésus avec ses disciples et aussi son agonie au jardin des oliviers. Le Jeudi saint est un temps exceptionnel d'union avec Jésus. Dans beaucoup d'églises, on est invité a communier au sang du Christ, comme cela est prévu dans le missel romain. C'est l'occasion de ressentir profondément l'amour du Christ qui a donné sa vie pour nous. Souvent des adultes font leur première communion le Jeudi saint.
L'usage d'une grande table dans la nef de l'église évoque le repas de la Cène : on est rassemblé autour du Christ dans une grande proximité. La modification du cadre habituel fait toucher le caractère exceptionnel de la célébration.
Le geste du lavement des pieds est impressionnant. Il nous met en cause personnellement.  La liturgie de cette fête nous concerne au plus intime de nous-même.

A la fin de la célébration, le Saint-Sacrement est retiré de l'église jusqu'a la veillée pascale. L'eucharistie est transportée solennellement en un lieu que l'on nomme "reposoir" et qui traditionnellement est décoré de fleurs et de luminaires, mais actuellement souvent plus dépouillé. Dans beaucoup de paroisse, les fidèles participent à la procession. Tous portent un cierge allumé. A l'arrivée au reposoir, le prêtre encense le Saint Sacrement. L'eucharistie est conservée pour la communion du Vendredi saint. On procède au dépouillement des autels, nappes et ornements et on voile les croix et les statues de l'église. On éteint les cierges. Ce dépouillement évoque la situation de Jésus qui dans sa passion et sa mort est dépouillé de tout.
Depuis le gloria de la messe du Jeudi saint, pendant le quel on fait sonner les cloches, jusqu'au gloria de la messe de la vigile pascale, c'est le silence des cloches qui évoque la mort de Jésus. Elles carillonneront joyeusement pour annoncer la résurrection.

En Alsace, le Jeudi Saint est aussi appelé Griendonnersti (le Jeudi vert) parce que c'est le jour où l'on consomme le Ninkrittermües (bouillie aux 9 plantes) ou le Sewernerlei Krüt (aux 7 herbes), composés de pissenlit, d'oseille, d'ortie, de cresson, d'alchémille, d'épinard, de poireau, de ciboulette, de persil, de cerfeuil, de chou frisé, suivant les usages et les disponibilités. Ce plat purifiant a pour but de nettoyer l'homme de l'intérieur, pour une véritable renaissance spirituelle. En quelque sorte, on voulait, comme dans le Osterputz (nettoyage de printemps), nettoyer l'organisme des impuretés accumulées durant l'hiver. D'ailleurs, cette tradition, tout comme celle de manger des œufs et des épinards de jour-là, est encore fort respectée dans de nombreuses familles.

Sources :
http://fr.wikipedia.org/
http://catholique-nanterre.cef.fr/
Traditions alsaciennes :
En Alsace, du berceau à la tombe de Freddy Sarg aux Editions Oberlin
Plantes, Croyances et Traditions en Alsace de Gérard Leser et Bernard Stoehr aux Editions du Rhin
Petite histoire de la cuisine alsacienne de André Braun, Gérard Leser, Béatrice Sarg, Freddy Sarg, Jean-Louis Schlienger aux Editions du Rhin

P.S. Hier soir, en traversant un de nos jolis petits villages, je me suis rendu compte que j'avais omis de signaler une tradition encore bien vivace dans beaucoup de régions. En effet, j'ai rencontré un groupe d'enfants sillonnant les rues avec des crécelles. Etant donné que les cloches sont silencieuses jusqu'à Pâques, les crécelles servent de moyen pour appeler les ouailles aux offices.

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06 février 2008

Le Carême

Le Carême : le temps de Dieu, le temps de la prière, le temps de la grâce...

Pour les catholiques, le mercredi des Cendres est un jour de pénitence qui marque le début du carême. Il a lieu le lendemain du Mardi gras, et est le 1er jour du Carême. C'est une fête mobile qui marque la fin du carnaval. Le carême est une période de quarante jours précédant Pâques dans le calendrier chrétien. Alors que la fête de Pâques, qui commémore et célèbre la résurrection du Christ, est la plus importante des fêtes de la chrétienté (catholique et orthodoxe), le carême se conçoit comme un temps de préparation à celle-ci. Selon les rites, il commence par le mercredi des Cendres ou par le Lundi pur et se termine le samedi de Lazare.

Le Mercredi des cendres, premier jour du Carême, est marqué par l’imposition des cendres : le prêtre dépose un peu de cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de la fragilité de l’homme, mais aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu. Tout en le marquant, le prêtre dit au fidèle : "Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle". L’évangile de ce jour est un passage de saint Matthieu - chapitre 6, versets 1 à 6 et 16 à 18 – qui incite les fidèles à prier et agir, non pas de manière orgueilleuse et ostentatoire, mais dans le secret de leur cœur : "Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que te donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais en secret (…) Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret (…) Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement du Père qui est présent dans le secret".

Le nom carême provient de la contraction du mot latin quadragesima, qui signifie quarantième. Il s'agit naturellement d'une référence au jour de Pâques, qui termine le carême. Bien que l'appellation se soit quelque peu perdue, on appelait aussi le carême la sainte quarantaine. La durée de quarante jours elle-même commémore à la fois les quarante années d'errance dans le désert du peuple d'Israël suite à sa fuite d'Égypte et les quarante jours de la tentation du Christ dans le désert entre son baptême et le début de sa vie publique, lors desquels Il fut tenté par Satan, d'après les Évangiles synoptiques. Les dimanches ne faisant pas partie du carême, le carême s'étend en réalité sur quarante-six jours.

Le carême est un temps de pénitence, de prière et de partage. Particulièrement, c'est l'ultime temps de préparation pour les baptêmes d'adultes, traditionnellement célébrés le jour de Pâques. La pénitence peut être marquée par le jeûne ou l'abstinence, comme l'abstention volontaire de viande et laitage, et parfois de nos jours de dessert et de sucrerie. En Europe, le carême a perdu beaucoup de son caractère rituel, au même titre que de nombreux événements religieux, en raison de la sécularisation de la société. Toutefois, de nombreux chrétiens tiennent encore compte du carême de façon plus personnelle. Par exemple, de petits groupes de catholiques se réunissent chaque semaine autour d'un livret, source de réflexion sur leur vie quotidienne (voir Carême à Domicile). Dans d'autres régions du monde, le carême est marqué de diverses façons : ainsi, sur certaines îles des Antilles, les discothèques n'ouvrent pas pendant le carême.

Chez les premiers Chrétiens, ce jour était celui où se faisaient les pénitences publiques : les pénitents se présentaient en signe d'affliction la tête couverte de cendres. Aujourd'hui, il n'y a plus de semblables pénitences, mais les fidèles se rendent à l'église, où le prêtre leur trace une croix sur le front avec de la cendre, en prononçant ce verset de la Genèse (3, 19): Memento, homo, quia pulvis es, et in pulverem reverteris. « Homme souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » La formule « Convertis-toi, crois en l'Évangile » est également possible. Cette cérémonie fut instituée par Grégoire Ier.

« Mardochée, ayant appris tout ce qui se passait, déchira ses vêtements, s'enveloppa d'un sac et se couvrit de cendre. Puis il alla au milieu de la ville en poussant avec force des cris amers » (Livre d'Esther 4,1). Le sac et la cendre sont liés à des coutumes anciennes d'expiation et de pénitence. L'imposition de cendre au front du pénitent est une évocation symbolique de la mort. Ces cendres sont obtenues en brûlants les rameaux bénis l'année précédente le dimanche des rameaux. Les cendres sont elles même bénies solenellement avant la messe.

Au VIIe siècle, le carême fut établi dans son calendrier actuel. À cette époque, le jeûne consistait à ne prendre qu'un repas quotidien et à s'abstenir de toute nourriture les jours du Vendredi et du Samedi saints. De plus, les trois dimanches précédant le carême — la Septuagésime, la Sexagésime et la Quinquagésime — étaient eux-mêmes inclus dans la préparation de Pâques. Cependant, les prescriptions de jeûne se relâchèrent très vite et, dès le XIIIe siècle, le repas de midi était autorisé et complété d'une collation le soir.
Au Moyen Âge, il existait deux autres périodes de quarante jours de jeûne et d’abstinence sexuelle, précédant la fête de la Sainte-Croix de septembre et Noël. Cependant, c’est principalement le Carême de Pâques qui était observé, suivi par celui de Noël (également appelé Avent) et celui de Sainte-Croix. La prescription d’abstinence sexuelle était particulièrement observée, au point qu’on constate une diminution des naissances neuf mois après la date du Carême de Pâques.
Depuis 1949, l'Église catholique ne prescrit plus le jeûne que le mercredi des Cendres et le Vendredi saint.

Le jeûne a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa parole. Il n'est pas seulement un geste de pénitence, mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage et à l'aumône. De nos jours, le jeûne en tant que tel est presque complètement écarté des pratiques du carême, sauf les jours du mercredi des Cendres et du Vendredi saint. Cependant, la tradition de manger maigre — c'est-à-dire de s'abstenir de viande et de plat à base de graisse animale — le vendredi se perpétue. Plus généralement, le carême est l'occasion de s'abstenir d'être gourmand et il revient à chacun de savoir ce que cela signifie pour lui. Alors que les rites du carême tendent à tomber en désuétude, l'accent est surtout mis à présent sur le caractère spirituel du carême et le jeûne est davantage perçu comme un jeûne spirituel.

La couleur liturgique est le violet (qui peut être remplacé par le rose le quatrième dimanche de Carême, dit dimanche de Lætare). Dans certains endroits, le gris peut être employé pour les féries de Carême (c'est en particulier le cas dans le rite lyonnais).
Chaque jour du Carême à une messe propre en souvenir de la période où, à Rome, on célébrait la messe quotidiennement, dans une église chaque jour différente appelée "station". Celle du mercredi des Cendres se fait à Sainte-Sabine.
Les jours marquants du carême se succèdent ainsi :
    Mercredi des Cendres
    Premier dimanche de carême ou des Bures
    Deuxième dimanche de carême
    Troisième dimanche de carême
    Quatrième dimanche de carême ou Laetare
    Dimanche de la Passion
    Samedi de Lazare
    Dimanche des Rameaux

Sources :
http://www.cef.fr/catho/actus/dossiers/2006/careme/index.php
http://fr.wikipedia.org/

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Les beignets

94933_1Avant la période de privation, dite période de jeûne et qui durent 40 jours, il était de coutume de faire la fête et de manger "gras". D'où Mardi gras qui est le jour qui précède le Carême. Comme la fête rassemblait un grand nombre de personnes, il fallait confectionner des pâtisseries bon marché et vite préparées. Il s'agissait aussi d'utiliser les réserves de beurre, huile, œufs, avant les 40 jours de jeûne qui allaient suivre. D'où la tradition des beignets et également des gaufres, des crêpes, ...

La coutume des beignets remonte aux fêtes romaines des calendes de mars. Celles-ci célébraient le réveil de la nature par des rites agraires. A cette occasion, les interdits étaient transgressés et les déguisements autorisés.

En France, les beignets sont répandus sur tout le territoire, mais n'ont pas forcément la même appellation. Suivant les régions, ils sont appelés : beignets, bugnes, merveilles, oreillettes, beignets de carnaval, bottereaux, tourtisseaux, corvechets, ganses, nouets, vautes (beignets aux fruits)... De même, suivant les régions, la recette varie quelque peu et les beignets ne sont pas exactement les mêmes mais ils ont tous la même origine.

En Alsace, on confectionne des Schankele aux formes rappelant les cuisses des dames. Il n'y a pas si longtemps, on cuisait à cette période des Isekiechle ou Rosekiechle à l'aide de fers spéciaux (ma grand-mère en faisait encore, mais je ne sais pas où est passé l'indispensable ustensile).

Quand j'étais petite fille, avec les enfants du village, nous avions coutumes de nous rendre chez les habitants pour récolter des beignets, en chantonnant : "Kiechele rüs, Kiechele rüs, schonscht gebt's e Loch ins Hüs" ("Donnez-nous des beignets sinon on vous fait un trou dans la maison").

Posté par chouettmama à 00:56 - Traditions d'ici et d'ailleurs - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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